Une accalmie après la tempête : que nous dit la fin 2025 ?
En 2023 et 2024, les candidats acheteurs ont vécu un vrai rollercoaster. Les taux hypothécaires ont plus que doublé par rapport à leurs planchers historiques, les banques sont devenues plus prudentes, et beaucoup de projets d’achat ont été mis en pause. À Bruxelles, les prix de vente ont cessé de grimper, certains segments ont même connu une légère correction. En Wallonie, c’est l’inverse : la réforme entrée en vigueur en 2025 — droits d’enregistrement abaissés à 3 % pour l’habitation propre et unique — a dynamisé la demande, notamment chez les jeunes ménages.
Aujourd’hui, à la fin de 2025, un constat s’impose : les conditions de marché se stabilisent. Les taux semblent avoir atteint un plateau. Les vendeurs sont revenus à des prix plus réalistes. Et du côté des acheteurs, la prudence fait place à la structuration. Ceux qui ont épargné, observé et simulé… sont prêts.
Louer en 2026 : rester dans le flux… ou subir l’indexation
Louer reste, en théorie, la voie de la flexibilité. Et pour certaines personnes — en début de carrière, en phase de transition, ou encore en mobilité professionnelle — cela garde du sens. Mais il faut être lucide : les loyers continuent d’augmenter, souvent plus vite que les revenus. À Bruxelles, dans certaines communes, les nouveaux baux ont grimpé de plus de 10 % entre 2023 et 2025. Même en Wallonie, la tension locative s’accentue dans les zones dynamiques.
L’indice santé, l’inflation énergétique, la rareté du logement abordable : tout pousse les loyers vers le haut. Et à 1 200 € ou 1 300 € par mois, ce que vous payez pour “ne rien construire” commence à peser.
Ce n’est pas un appel dogmatique à acheter — mais c’est une réalité économique : chaque année passée à louer sans stratégie d’épargne, c’est un futur achat qui s’éloigne.
Acheter en 2026 : pas forcément plus facile… mais plus prévisible
Acheter aujourd’hui, ce n’est pas revenir au confort des taux à 1,5 %. Ce n’est pas une décision simple, ni confortable. Mais c’est une décision plus lisible qu’en 2022 ou 2023. Les prix sont revenus à des niveaux plus cohérents dans de nombreuses communes, notamment en périphérie de Bruxelles et dans le Brabant wallon. Les conditions de crédit sont moins volatiles. Et surtout, les acheteurs sérieux ont à nouveau du pouvoir de négociation. Le rapport de force avec les vendeurs est plus équilibré.
En Wallonie, le levier fiscal est massif : un achat à 270 000 € peut vous coûter 12 à 15 000 € de moins en droits qu’il y a deux ans. Cette économie compense en partie la hausse des taux.
Le vrai enjeu, ce n’est pas de savoir si “acheter est rentable”. C’est de comprendre si, dans votre vie, acheter aujourd’hui vous permet d’ancrer une trajectoire : familiale, patrimoniale, financière.
2026 : année du positionnement réfléchi
Beaucoup de ceux qui achèteront en 2026 ne seront pas ceux qui se réveillent en mars. Ce seront ceux qui commencent leur réflexion maintenant, qui prennent le temps de comprendre leur budget, d’explorer les zones cohérentes avec leur niveau de vie, et de clarifier leur stratégie.
On ne gagne pas 30 ou 50 000 € sur un bien en négociant uniquement le prix. On le gagne en choisissant le bon moment, le bon endroit, et la bonne posture.
En conclusion : ce n’est pas une “bonne année” pour acheter ou louer
C’est une bonne période pour ne plus rester dans l’indécision passive.
Que vous achetiez en avril 2026 ou en 2027 n’est pas le vrai sujet. Ce qui compte, c’est que vous posiez maintenant les bases d’un choix éclairé. Simulation, projection sur 10 ans, analyse des frais, scénarios de mobilité… tous ces éléments permettent d’arrêter d’hésiter dans le brouillard.
Et c’est exactement ce que je propose dans mes accompagnements :
👉 Décortiquer vos contraintes et vos marges.
👉 Mettre à plat les scénarios d’achat ou de location intelligents.
👉 Et vous aider à ne pas subir, mais choisir.
Justin Letroye
Expert immobilier indépendant